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jeudi 27 décembre 2018

l’enseignement de la compréhension de l’orale


l’enseignement de la compréhension de l’orale : perspectives temporelles :
Claude Germain (1998 /16) distingue trois grands courants théoriques qui sous-tendent le processus de la compréhension orale qui sont : le courant intégré, le courant linguistique, et le courant psychologique :
2-1 : Le courant intégré : ce courant regroupe les deux principales méthodes, la méthode audio-orale et la méthode SGAV (structuro-global audio-visuel)

2-1-1 : la méthode audio-orale :
Cette méthode est née au cours de la deuxième guerre mondiale, son objectif premier est de répondre aux besoins de l’armée américaine afin de former des militaires qui communiquent en langue étrangère d’une manière rapide et efficace. Cette approche est basée sur le modèle structuraliste de Bloomfield, associé aux théories béhavioristes sur le conditionnement, de ce fait, l’apprentissage d’une langue étrangère se fait d’une manière automatique. L’apprenant apprenait à parler en faisant beaucoup d’exercices, dans lesquels il faut répéter des phrases plusieurs fois.
La place de l’oral est première, toutefois l’accent est mis sur l’imitation, la structure et l’automatisme. L’apprenant doit dans son apprentissage respecter des consignes grammaticales rigoureuses. En effet, comme le confirme Germain : « l’apprenant comprend et répond de façon automatique et n’est pas en mesure d’utiliser de façon spontanée ses acquis. »6 (1998/ 17)

2-1-2 : la méthode SGAV :
Les premières formulations théoriques de l’approche structuro-global audio-visuel ont été faites par GUBERINA.
Définit la langue comme « un instrument de communication dont l’apprentissage doit porter sur la compréhension du sens global de la structure, les éléments « audio » et « visuel » facilitant cet apprentissage. » (CORNAIRE, 1998 : 18)
La méthode SGAV (structuro-globale audio-visuel) vise l’apprentissage de la communication, verbale (gestes, mimiques, etc.). L’apprenant n’a aucun contrôle dans son développement ou sur le contenu du cours, mais il doit successivement, écouter, répéter, comprendre, mémoriser et perler librement.




La compréhension de l’orale


La compréhension de l’orale
1-1 Qu’est ce que comprendre ?
Le terme « compréhension » est un nom féminin dérive du latin « compréhensio» et qui signifie la faculté de percevoir, de reconnaitre et d’interpréter un message émis au moyen d’un code conventionnel de communication. »
Donc le terme comprendre désigne non seulement une simple activité de réception d’un message qu’il faut décoder, mais essentiellement, la reconnaissance de la signification d’un discours et l’identification de fonction communicative.
Selon un point de vue pédagogique, le dictionnaire actuel de l’éducation définit la compréhension comme « un exercice ou l’on propose à l’élève de lire ou d’écouter un texte plus au moins long et on lui demande ensuite de répondre à une série de questions visant à vérifier sa compréhension du message, compte tenu du discours retenu et les objectifs dont on veut mesurer l’atteinte. »

1-2 Qu’est ce que la compréhension de l’orale ?
Le dictionnaire de didactique des langues définit la compréhension de l’orale comme une « opération mentale, résultat du décodage d’un message qui permet(…) à un auditeur de saisir la signification que recouvrent des signifiants sonore. »
Par ailleurs, la compréhension de l’orale désigne la capacité d’un auditeur de comprendre un message oral émis par son interlocuteur dans une situation de communication, cette compétence est présentée comme une étape fondamentale de la communication et dans l’acquisition d’une langue étrangère, elle est aussi un objectif d’apprentissage qui précède, souvent, la prise de parole. On apprend une langue ainsi qu’un discours dans une situation et non à partir des listes des phrases et des mots, par exemple ; si le but est centré sur une demande, l’apprenant doit être capable de reformuler sa demande convenablement à la situation.
L’auditeur doit avoir des connaissances « linguistique, culturelles, sémantique » pour qu’il ait cette compétence de compréhension, comme il doit être capable de repérer des sons, des mots, des intonations, etc.…, ce sont des éléments qui vont l’aider à reconstruire un sens.
L’HOTE affirme que « apprendre une langue nouvelle, c’est apprendre à parler dans une langue différente de la sienne, mais c’est également apprendre à écouter et à comprendre dans cette nouvelle langue, donc, afin de saisir le sens d’un message oral, l’enfant doit changer complètement son comportement d’écoute car « écouter dans une langue c’est écouter selon un certain rythme », on parle dans ce cas sur l’influence de la langue maternelle sur le comportement de l’apprenant.
En concluant, nous pouvons dire que la maitrise de cette compétence de compréhension nécessite des paramètres relevant de la situation de communication.




mardi 25 décembre 2018

Les traits de l’oralité


Les traits de l’oralité :
• Les traits prosodiques (pauses, accents d’instance, modification de la courbe intonative, …) ;
• Le problème de la segmentation en unités et plus particulièrement de l’inadéquation du découpage en « phrases » ;
• Les emplois de parties du discours et de constructions grammaticales, également utilisées à l’écrit, mais qui du fait de leur fréquence d’emploi à l’oral y acquièrent une importance et/ou une fonction particulière ;
• Des caractères propres à la plupart des échanges oraux (par exemple, l’utilisation des mots du discours : ben, hein, quoi, …) ;
• Des singularités qui tiennent à la linéarité de la parole : hésitations, ruptures de constructions, constructions inachevées, reprises, faits d’organisation syntaxique déviant par rapport à la norme grammaticale.

    L’oral ne permet pas de retour en arrière : ni à l’émission (destinateur), ni pour la réception (destinataire). Le destinateur produit des ratés, des ruptures de construction, des lapsus, des hésitations qui à l’écrit pourraient être éliminés, gommés, raturés. L’écrit autorise de reprendre un énoncé mal compris, le relire, s’y arrêter. Si le destinateur tient compte, dans la production de son message oral, de ces conditions de réception, il serait amené à des redondances, à des paraphrases, 
d’autant plus que les marques ne sont toujours pas aussi nombreuses à l’oral qu’à l’écrit. L’extraction, la phrase segmentée sont fréquentes dans les discours oraux.
En revanche, l’oral dispose souvent de moyens linguistiques, paralinguistiques, extralinguistiques inconnus à l’écrit : l’intonation, les mimiques, les gestes, la situation d’énonciation dans son ensemble peuvent véhiculer des éléments du message qui à l’écrit ont besoin de mots pour « passer ». 
       L’oral apparaît ainsi comme potentiellement plus allusif, plus économique que l’écrit ; cette seconde série de constatations complétant et nuançant la première sans la contredire.





Quel est l’objectif de l’école ?


Quel est l’objectif de l’école ? 
L’objectif de l’école est de socialiser les enfants dont elle a la charge. Ce qui signifie que tout apprenant doit, dans son cursus scolaire, avoir rencontré, compris, vu, lu, produit tous les actes par lesquels une société exprime ses besoins. Elle les exprime par deux grands moyens : l’oral et l’écrit grâce auxquels elle tente de lier tous ses membres.
Ces deux modes de communication doivent faire l’objet d’une attention soutenue et d’un apprentissage systématique. De ce fait, l’oral est un moyen de communication aussi essentiel que l’écrit de notre époque. Pour mettre en place un enseignement de l’oral présentant le maximum de garantie et de qualité, un travail empirique ne suffit pas même s’il va de soi qu’il faut beaucoup pratiquer l’oral pour le maîtriser. L’imprégnation et l’action ne peuvent pas être les seules réponses à toutes les questions qui se posent, il faut faire un détour par différentes théories pour fonder une pratique de l’oral.
L’oral n’est pas l’oralisation qui n’est que la phonation de l’écrit. L’oral n’est pas aussi un assemblage compartimenté d’exercices hétéroclites (diction, prononciation, rythme, syntaxe, morphologie, mélodie, structure textuelle, lexique, …)
Tous ces éléments participent, bien sûr, à la construction harmonieuse du type d’oral à utiliser dans un contexte donné. Mais il ne sert pas à grand-chose de travailler l’articulation pour l’articulation, le lexique pour le lexique, … Il s’agit plutôt de s’interroger sur le fait de savoir quelle prononciation, quel lexique, …sont utiles pour tel type d’oral dans telle situation.
Certains méthodologues établissent une différenciation entre oral, oralisé et parlé. 
- L’oral serait un type de discours sans échange réel (conférence, commentaire radiophonique, …)
- L’oralisé serait un discours écrit, lu à haute voix. 
- Le parlé correspond à une communication entre deux interlocuteur. 
Quelque soit la pertinence pratique de cette distinction, elle répond à un souci dene pas tout ramener à l’opposition globale et brutale entre oral et écrit.
L’enseignement de l’oral ne saurait être normatif, l’enseignant doit donc tenir compte des contextes avant de dire à ses apprenants si l’expression utilisée est correcte ou non. L’enseignement de l’oral doit donc être descriptif. Dans cet enseignement, l’enseignant a plusieurs rôles à tenir, par exemple, celui de médiateur, le facilitateur d’analyse, etc.