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mercredi 2 janvier 2019

les modèles de la compréhension orale (FLE)


3- les modèles de la compréhension orale :
Il existe des modèles de compréhension orale maternelle et en langue étrangère, nous nous restreindrons à développer celles en langues étrangères.
Les deux principaux modèles que nous exposerons : le modèle de NAGEL et SANDERS et le modèle de L’HOTE.8

3-1 : le modèle de NAGEL et SANDERS :
En 1986, NAGEL et SANDERS ont élaboré un modèle de compréhension orale pour des apprenants adultes en langues étrangères. Ils se sont basés sur des travaux de traitement de l’information.
Le traitement de l’information par l’apprenant se présente de la manière suivante :
Le registre sensoriel ou réservoir sensoriel capte des informations sous formes d’images sonores. Ces images sont transférées vers la mémoire à court terme ou s’opère. Les connaissances contenues dans la mémoire à long terme sont découpés en unités significatives (mots). La mémoire à court terme peut dans certains cas faillir à sa fonction, là entre en jeu le centre de commande au niveau duquel sont mis en oeuvre le processus automatisés. Ces derniers permettent un traitement efficace de l’information.

3-2 : le modèle de L’HOTE :
En 1995, L’HOTE a élaboré un modèle paysagiste qui prend en considération la variété de constituants de l’environnement sonore des échanges verbaux (rythme, silence, ton, bruit, voix, intonation) chaque langue a ses propre paysages sonores.
L’auditeur reconstruit à sa manière ces paysages par le biais de la représentation mentale (ses connaissances générales et particulières.)
Le modèle paysagiste de réception repose sur trois fonctions de l’écoute active :

✓ La fonction d’ancrage : est celle qui prend le plus de temps, car l’auditeur sélectionne et arrête son attention sur certains éléments en consultant sa mémoire. Le temps d’ancrage peut se prolonger à cause d’un blocage. Dans ce cas là, la fonction de repérage sera gênée.
✓ La fonction de repérage : mentalement, l’auditeur fait défiler en avant et en arrière la séquence sonore, en émettant des hypothèses, il les valide par rapport à ce qu’il perçoit et à ce qu’il comprend, donc, il va faire appel aux connaissances emmagasinées en mémoire.
Les deux fonctions sont aussi importantes l’une que l’autre, l’équilibre entre les deux est nécessaire.
✓ La fonction de déclenchement : le déclenchement est le résultat de la mise en oeuvre de deux fonctions précédentes (ancrage et repérage) le message peut être compris ou erronée9.
9


mardi 1 janvier 2019

la compréhension auditive et la compréhension orale


la compréhension auditive et la compréhension orale :
Il faut différencier compréhension auditive et compréhension orale, car nos apprenants prennent souvent la première pour la deuxième et ne tentent pas de dépasser cette phrase.
La compréhension orale est certes subordonnée à la compréhension auditive, mais, elle ne saurait se confondre avec cette dernière même s’il semble cependant difficile de considérer celles-ci séparément. La compréhension auditive correspond donc à l’audition par le récepteur des sons émis par l’émetteur.
La compréhension orale, quant à elle, relève du sens :
L’interlocuteur comprend le sens des mots prononcés, le message du locuteur.
La définition suivante de la compréhension orale rend bien compte du caractère indissociable de ces deux constituants :
« Capacité à segmenter un flux sonore continu en y identifiant des ensembles phonétiques correspondant à des unités distinctives et significatives, à statut lexico-sémantique et grammatical pour accéder au sens. ».

Entrainer, évaluer la compréhension de l’orale


Entrainer, évaluer la compréhension de l’orale :
Il faut garder à l’esprit que la compréhension orale ne constitue pas une fin en soi. Au contraire, il faut envisager des pistes de travails et se placer dans une démarche résolument Co-actionnelle axée sur la résolution de situations-problèmes de complexité variable.
La mise en projet de l’élève donne ainsi tout son sens à l’activité de compréhension orale et aux apprentissages construits. Le travail en groupes de pairs (binômes ou groupes plus larges) favorise le traitement et la transmission de l’information, ainsi que l’élaboration et la mise en oeuvre de stratégies transférables.
C’est donc la construction de l’ensemble des compétences, linguistiques et transversales qu’il faut viser grâce à une approche globale qui repose sur une articulation étroite entre réception et production.
Un document sonore n’a de sens que s’il est utilisé en articulation étroite avec d’autres supports de nature différente au cours de la séquence, et s’il s’intègre dans un parcours d’apprentissage dont la dimension culturelle est essentiel.

Qu’est ce qu’entrainer la compréhension orale :
Faire écouter un document, proposer différentes items à cocher, puis donner la solution lors de la mise en commun ne peut en aucun cas constituer un entrainement efficace. L’élève qui n’a pas compris le texte et à qui on apporte les réponses attendues sans l’aider à déterminer l’origine de ses difficultés, à analyser la pertinence des stratégies qu’il met en oeuvre ne peut, au moment de la mise en commun, que se sentir condamné à un échec répété.
Donc, entrainer la compréhension orale c’est :
• Proposer plusieurs situations sur une même thématique, ou sur les thématiques proches un même champ lexical, séparée par des phases de lecture, d’expression écrite ou orale permettant de mémoriser le lexique.
• Motiver l’écoute, lui donner du sens en l’inscrivant dans un projet pédagogique susceptible d’intéresser les élèves dans le cadre du programme culturel.
• Entrainer la mémorisation dès les premiers temps de l’apprentissage, la mémoire auditive est sollicitée pour permettre aux élèves de reconnaitre et de reproduire les phonèmes et les schémas intonatifs et accentuels de la langue étudiée. Mémoriser des comptines, puis des poésies, des chansons,… aide à enrichir et renforcer le répertoire des sons, des mots, des structures,…
• Proposer des situations d’entrainement permettant à l’élève de repérer ses compétences, mais aussi ses difficultés éventuelles.




L’exploitation de la vidéo en classe du FLE


l’exploitation de la vidéo en classe du FLE :
la vidéo :
Les documents d’accompagnement des programmes encouragent l’utilisation des supports offerts par les technologies nouvelles (vidéos, cédéroms…) grâce à l’introduction du magnétoscope et du DVD, il est aujourd’hui très facile d’utiliser les supports audio-visuels, pourtant la vidéo reste une pratique rare rn classe de langue. Peut être parce qu’elle reste associé aux loisirs et à la passivité du téléspectateur. Cependant cet outil a de nombreux atouts.

la motivation :
La motivation des élèves est un facteur essentiel dans le bon déroulement de leurs apprentissages, lorsqu’ils se désintéressent d’un sujet, il est difficile de les raccrocher car, ils ont besoin de trouver du sens à leurs apprentissages pour réellement s’investir. Ainsi que les notions abordées en classe doivent être perçues comme nécessaires et intéressantes car les élèves vont utiliser ces notions dans la construction de leurs savoirs.
Il nous parait donc intéressant de montrer que la vidéo permet de motiver les apprenants dans l’apprentissage du FLE, donc, l’élève est motivé par les supports audio-visuels, son attention est éveillé et son intérêt est maintenu, les apprenants veulent comprendre donc ils ont un objectif et puisque ce sont des support reproduisant des situations réelles de compréhension, plus ils comprennent, plus ils sont motivés d’en comprendre davantage.
La vidéo est donc un support extrêmement intéressant puisque il favorise le plaisir d’écouter et de comprendre la langue étrangère, de cette façon les élèves peuvent être impliqués personnellement et activement dans des apprentissages motivants et ludiques.

l’image animée, une aide à la compréhension :
L’image est une aide qui facilite souvent la compréhension et donne plus facilement accès au sens. En effet, il ya souvent redondance entre les images et les paroles. L’image aide donc les élèves à comprendre les dialogues mais aussi l’histoire, c’est là que l’élève acquiert les codes de l’image, c'est-à-dire avec la vidéo il ya une explicitation des éléments extérieures au verbale, la situation est présentée d’entrée et sert à comprendre le message linguistique qui présente une langue en situation.

une langue en situation :
➢ Une langue authentique :
Il est important de mettre l’élève en contact avec les sons et les structures d’une langue étrangère car l’apprentissage de cette langue est axé principalement sur l’oral, comme ça, il a la possibilité d’identifier de repérer et d’interpréter des structures aux techniques et cela ne peut que faciliter son apprentissage de la langue.
Il faut éveiller que les séances soient riches d’échanges et non seulement d’échanges restreints, simplifiés et brefs. En entendant et en répétant des expressions complexes, les apprenants perçoivent mieux le rythme, l’accentuation et l’intonation de la langue.
La vidéo permet donc d’entendre et comprendre la langue telle qu’elle est parlée dans la vie quotidienne, l’élève fait l’expérience d’un enivrement langagier réel sans aller dans le pays.

L’importance des éléments non verbaux :
Apprendre une langue, c’est maitriser un ensemble de signaux verbaux et non verbaux, mais aussi l’expression du visage, les gestes, les intonations, …
L’élève peut être aidé dans l’accès au sens à partir l’observation du non-verbale, l’mage présente des signes non-verbaux qui peuvent être particuliers à un pays c'est-à-dire qui renvoient à une culture particulière. Alors, la vidéo joue ce rôle d’ouverture au monde, elle permet de montrer les conventions sociales et les implicites culturels.




lundi 31 décembre 2018

Qu’est ce qu’une stratégie



Qu’est ce qu’une stratégie :
En s’inscrivant dans une perspective psycholinguistique car il s’agit d’analyser et d’expliquer la façon dont l’apprenant acquit une langue étrangère tout en s’intégrant dans son propre apprentissage.
La plupart des définitions existantes sur l’acquisition et l’apprentissage des langues étrangères sont différentes et parfois elles ne renvoient pas à un même objectif. Les dictionnaires de langue se mettant d’accord pour définir les stratégies comme étant « un art de diriger certaines opérations dans un but précis » AUZOU (2005-1896).
La notion de stratégie a pris son développement dans les années 1970, pour MEIRIEU la notion de stratégie représente selon lui « une activité personnelle, aléatoire à une histoire propre, c’est aussi une activité finalisée par laquelle construit de nouveaux savoirs et savoirs faire en intégrant par série de mise en relations successives, la difficulté à l’habitude de l’étranger au familier, l’inconnu au connu. »
CORNAIRE dit à ce sujet : « aujourd’hui, on s’entend pour dire que les stratégies d’apprentissage sont des démarches conscientes mises en oeuvre par l’apprenant pour faciliter l’acquisition, l’entreposage, et la récupération ou la construction de l’information. »
De là, on peut dire que la notion de stratégie désigne le fait de suivre une telle démarche constituant certains règles afin d’aboutir à un apprentissage d’une langue étrangère et de construire des informations dans celle-ci et qui se fait d’une manière naturelle et consciente de la part de l’apprenant.

1-2 : Typologie des stratégies d’apprentissage :
Oxford classe les stratégies d’apprentissage en deux catégories :
1-2-1 : les stratégies directes : Ces stratégies peuvent avoir une influence directe sur le processus de l’apprentissage de l’apprenant :
➢ Elles touchent directement à la mémoire telle que les affiliations mentales
➢ Cognitives par exemple : l’usage et l’emploi ou la transformation de la langue 2 (répéter ou conclure)
➢ De compensation comme demander de l’aide, recourir à la langue 1, créer et esquiver.

1-2-2 : les stratégies indirectes :
➢ Métacognitives : (c’est le fait d’organiser son apprentissage)
➢ Affective :( oraliser ses difficultés, essayer de s’apaiser. »
➢ Sociales : (poser des questions, participer et collaborer.)
Les travaux de la psychologie cognitive concernant l’apprentissage d’une langue étrangère, ont s’intéresser à l’étude de la notion de stratégies d’apprentissage ; ils expliquent qu’un apprenant utilise ces stratégies dans le but de traiter vivement des informations et de construire ses connaissances.

Il existe de nombreuses classifications de stratégies qui se focalisent sur certaines dimensions plutôt que d’autres. VERMUNT(1996) ajoute la dimension :
➢ Affective : concentrer sur quelque choses, faire des efforts, commander ses émotions…


Qu’est ce que l’écoute (Compréhension oral du FLE)


Qu’est ce que l’écoute :
Avant tout, il est très important de mieux saisir le processus d’écoute sur le plan théorique. Beaucoup de travaux ont été réalisés mais le modèle de MCADAMS et BIGAND (1994) est pratiquement intéressant car il traite de manière séquentielle le processus de compréhension à partir d’un son.
L’écoute est le processus de compréhension orale qui permet de comprendre un message. A partir de la situation, l’auditeur doit décider et changer à chaque fois la manière dont il écoute un message.
De plus, on distingue de nombreux facteurs qui interagissent sur la qualité de l’écoute :
Cinq types d’écoute en été mis en évidence :

➢ L’écoute sélective :
Apprendre à n’écouter que les passages qui sont nécessaires à la réalisation d’une tache, apprendre à « ne pas entendre » le reste. Chercher dans un message ce que sait l’auditeur pour n’écouter que les passages qui l’intéressent.
➢ L’écoute détaillée :
Apprendre à avoir connaissance de tout ce qu’on va écouter (dans un passage particulier, dans une catégorie d’informations, dans un discours oral…) c’est une écoute exhaustive, de durée variable.
Reconstituer un message mot par mot en écoutant la totalité de celui-ci.
➢ L’écoute globale :
Apprendre à dégager autant d’informations du discours pour essayer de comprendre leurs significations globales. Découvrir un message en s’intéressant aux endroits particuliers pour comprendre leurs significations générales.
➢ L’écoute réactive :
Comprendre c’est pour faire quelques choses (prendre des notes, faire fonctionner un appareil,…) ce type d’écoute exige de savoir fonctionner deux opérations simultanément, il faut par exemple voire quelles sont les informations qui sont nécessaires et décider si l’interlocuteur doit donner avis sur le discours du locuteur « si l’interaction est possible » tout en continuant à écouter, réagir sur le message qui est entendu et compris. Donc pendant l’écoute, deux opérations simultanées sont mises en position : la sélection des informations à garder et la réaction par rapport à celle-ci.

➢ L’écoute de veille :
Ce type d’écoute est dit automatique, elle se déroule d’une façon inconsciente, et qui a pour but d’attirer l’attention des apprenants.
L’écoute d’une mélodie rythmique, une comptine, un chant, une histoire ou une consigne que l’enfant développe sa compétence d’écoute. L’enseignant facilite la compréhension ayant recours aux gestes, aux mimiques ou les intonations.
L’écoute dans les situations authentiques permet aux apprenants de s’habituer aux nouveaux sons de la langue qui ne sont pas maternelle pour eux, tels que, les films, les émissions télévisées, les pièces de théâtre…facilitent l’acquisition de la langue seconde.
Dans le domaine de la pédagogie, il existe une démarche de l’écoute proposée par différents auteurs. Celle-ci comporte trois étapes : le pré écoute, l’écoute, la post écoute.
• Le pré-écoute : est la l’étape durant laquelle l’enseignant prépare les apprenants à recevoir le contenu d’un document.
C’est la période pendant laquelle on découvre les attentes des élèves, ou on les ramène, au moyen des remue-méninges, à deviner le contenus du récit qu’ils vont écouter, c’est aussi l’étape pendant laquelle l’enseignant .
vérifie le vocabulaire déjà connu par les apprenants sur le sujet présenté. Par la suite, l’enseignant va leurs donner le vocabulaire qu’ils ne possèdent pas et dont ils vont avoir besoin pour comprendre le contenu. C’est donc la période pendant laquelle l’enseignant explique à ses apprenants la tache qu’ils auront à accomplir, soit pendant l’écoute, soit après l’écoute.
• L’écoute : est l’étape ou l’apprenant essaie de dégager le sens global du document en prenant en considération toutes les signes, linguistique et non linguistique. Donc le moment où il va vérifier l’hypothèse qu’il avait proposée dans la phase de pré écoute. Il estimable que ce soit aussi le moment ou il s’amuse en français tout en apprenant et en développant un savoir-faire15. Il est aussi nécessaire d’offrir aux apprenants l’occasion d’une deuxième écoute.
• La posté-écoute : c’est l’étape durant laquelle les apprenants partagent beaucoup plus ce qu’ils ont compris que les stratégies qu’ils ont utilisées. C’est l’étape ou ils partagent leurs impressions et expriment leurs sentiments.
La variante est nécessairement la même activité mais les moyens de réalisation peuvent être variés.
Le prolongement : est défini comme l’ensemble d’activités qui sont reliées directement au thème. Chaque groupe d’élèves sont permis de choisir une activité différente, le but ultime de ces activités c’est de voir leurs réactions et les résultats obtenus.
L’apprenant doit utiliser des différents processus mentaux pour une écoute attentive et efficace :
C’est en amenant l’apprenant à utiliser toute la série de processus que l’on garantira le développement de sa capacité à écouter. Ce sera l’intention de communication qui désignera à l’apprenant lequel des processus mentaux privilégier :

• Le repérage : chercher une information visiblement et clairement donnée dans un message oral ou écrit.
• La sélection : est la recherche d’une information qui fait partie de l’ensemble d’autres informations.
• Le regroupement : rechercher une information qui est donnée dans différentes ongles et en divers endroits dans un document, l’apprenant va donc, repérer, sélectionner, et regrouper l’information pour la mesurer, comparer et enfin la juger.
• L’inférence : un apprenant doit chercher une information qui n’est pas fourni visiblement ou clairement, il fait donc référence à ses connaissances antérieures par rapport au sujet ou à ce qu’il a déjà entendu pour pouvoir répéter cette information recherchée.
• L’évaluation : comme en étant un processus mental, un apprenant doit d’abord avoir compris un message avant d’être évalué, car, ce processus ne permet pas effectivement la compréhension de ce dernier, mais, il aide l’apprenant de juger un message par rapport son intention à l’aide de ses connaissances antérieures.
➢ Les processus mentaux : comme on l’a expliqué dans l’optique immersive, ne sont pas particuliers à l’acquisition d’une langue cible, mais, ils sont tout autant favorisé pour l’enseignement des autres matières



vendredi 28 décembre 2018

Conseils didactique en compréhension orale


Conseils didactique en compréhension orale
Jean Michel D.S. a proposé quelques conseils didactiques en compréhension orale :
1. Il vaut mieux ne pas mélanger les compétences des apprenants, car chacune a ses capacités, dans ce cas, il ne faut pas leurs donner des questions qui exigent des réponses longues.
2. On ne doit pas expliquer tout les mots difficiles avant l’écoute d’un document sonore.
3. Faire jouer des dialogues devant les apprenants mieux que de travailler sur leur transcription écrite, pour qu’ils aient l’habitude d’écouter à l’oral.
4. Une fois la réponse d’un apprenant est fausse, on doit lui donner l’occasion de réécouter le document et ressayer encore une fois de donner une nouvelle réponse avant de le proposer à un autre apprenant.
5. Varier la typologie des exercices en compréhension de l’orale aide les apprenants à être mieux actifs et stimulés en classe ainsi que ne pas trop s’ennuyer.
6. On doit éviter les questions sans aucune visée communicative et qui conduit aussi à un processus de traduction implicite.

jeudi 27 décembre 2018

le courant linguistique


le courant linguistique :
Regroupe la méthode situationnelle et l’approche communicative :

2-2-1 : la méthode situationnelle :
Cette méthode est apparue dans les années 1929-1930, il met l’accent sur l’orale et sur les principes choix et d’organisation du contenu linguistique à enseigner puisque, on accorde beaucoup d’importance au contenu linguistique, on tient peu compte des besoins et des intérêts de l’apprenant. L’objectif général de cette méthode est d’assurer la communication orale.
L’écoute est une étape importante avant la production, le rôle de l’apprenant limite à écouter et reproduire ce que l’enseignant comme le souligne CORNAIRE : « l’approche situationnelle est le résultat d’un amalgame entre une constatation linguistique (une langue est composée d’un ensemble de structures) et une explication psycholinguistique, d’où l’apprentissage d’une langue exige l’acquisition d’un nouveau système d’habitudes »7.

2-2-2 : l’approche communicative :
Cette approche a donné une nouvelle définition à l’apprentissage des langues.
En effet, apprendre une ne se contente plus d’avoir des connaissances linguistiques mais en tant qu’outil de communication devrait permettre à l’apprenant de communiquer d’une manière efficiente.
A ce sujet on peut dire qu’il ne s’agit plus vraiment d’avoir les aspects linguistiques, voir des sons, du lexique, des structures, mais aussi les règles d’emploi pour une communication efficace en langue étrangère.
Les besoins et les attentes de l’apprenant sont pris en considération en fonction de ses objectifs. La langue est considérée avant tout comme un outil d’interaction social. L’apprenant devient un communicateur. Un partenaire dans la négociation du sens ou d’un message communiqué. Les pratiques sont orientées vers des échanges réels. La compréhension devient importante.

2-3 : le courant psychologique :
Regroupe l’approche naturelle et l’approche axée sur la compréhension :

2-3-1 : l’approche naturelle : cette approche peut être considéré comme la méthode libre. Le but essentiel de cette méthode est d’améliorer la compréhension et de la communication. La compréhension est un objectif placé au premier plan car la compréhension précède nécessairement la production soit à l’orale ou à l’écrit.
KRASCHEN, affirme que l’apprentissage-acquisition d’une langue étrangère dépend de cinq hypothèses :
• L’intrant compréhensible.
• Le modèle du moniteur.
• La notion de filtre affectif.
• La distinction catégorique entre acquisition, apprentissage.
• L’existence d’un ordre naturel d’acquisition.

Cette méthode a recours aux documents authentiques, l’importance est donnée au vocabulaire, avec des activités de compréhension.

2-3-2 : l’approche axée sur la compréhension :
Cette approche considère des compétences reçus comme préalables à la production.
PALMER et ASHER ont été les pères de cette approche, qui, accorde également à l’apprenant une occasion de choix. Il participe d’une manière active dans son apprentissage en identifiant les stratégies qui marchent pour lui dans les situations de communication. Puis ils les utilisent pour améliorer ses compétences.


l’enseignement de la compréhension de l’orale


l’enseignement de la compréhension de l’orale : perspectives temporelles :
Claude Germain (1998 /16) distingue trois grands courants théoriques qui sous-tendent le processus de la compréhension orale qui sont : le courant intégré, le courant linguistique, et le courant psychologique :
2-1 : Le courant intégré : ce courant regroupe les deux principales méthodes, la méthode audio-orale et la méthode SGAV (structuro-global audio-visuel)

2-1-1 : la méthode audio-orale :
Cette méthode est née au cours de la deuxième guerre mondiale, son objectif premier est de répondre aux besoins de l’armée américaine afin de former des militaires qui communiquent en langue étrangère d’une manière rapide et efficace. Cette approche est basée sur le modèle structuraliste de Bloomfield, associé aux théories béhavioristes sur le conditionnement, de ce fait, l’apprentissage d’une langue étrangère se fait d’une manière automatique. L’apprenant apprenait à parler en faisant beaucoup d’exercices, dans lesquels il faut répéter des phrases plusieurs fois.
La place de l’oral est première, toutefois l’accent est mis sur l’imitation, la structure et l’automatisme. L’apprenant doit dans son apprentissage respecter des consignes grammaticales rigoureuses. En effet, comme le confirme Germain : « l’apprenant comprend et répond de façon automatique et n’est pas en mesure d’utiliser de façon spontanée ses acquis. »6 (1998/ 17)

2-1-2 : la méthode SGAV :
Les premières formulations théoriques de l’approche structuro-global audio-visuel ont été faites par GUBERINA.
Définit la langue comme « un instrument de communication dont l’apprentissage doit porter sur la compréhension du sens global de la structure, les éléments « audio » et « visuel » facilitant cet apprentissage. » (CORNAIRE, 1998 : 18)
La méthode SGAV (structuro-globale audio-visuel) vise l’apprentissage de la communication, verbale (gestes, mimiques, etc.). L’apprenant n’a aucun contrôle dans son développement ou sur le contenu du cours, mais il doit successivement, écouter, répéter, comprendre, mémoriser et perler librement.




La compréhension de l’orale


La compréhension de l’orale
1-1 Qu’est ce que comprendre ?
Le terme « compréhension » est un nom féminin dérive du latin « compréhensio» et qui signifie la faculté de percevoir, de reconnaitre et d’interpréter un message émis au moyen d’un code conventionnel de communication. »
Donc le terme comprendre désigne non seulement une simple activité de réception d’un message qu’il faut décoder, mais essentiellement, la reconnaissance de la signification d’un discours et l’identification de fonction communicative.
Selon un point de vue pédagogique, le dictionnaire actuel de l’éducation définit la compréhension comme « un exercice ou l’on propose à l’élève de lire ou d’écouter un texte plus au moins long et on lui demande ensuite de répondre à une série de questions visant à vérifier sa compréhension du message, compte tenu du discours retenu et les objectifs dont on veut mesurer l’atteinte. »

1-2 Qu’est ce que la compréhension de l’orale ?
Le dictionnaire de didactique des langues définit la compréhension de l’orale comme une « opération mentale, résultat du décodage d’un message qui permet(…) à un auditeur de saisir la signification que recouvrent des signifiants sonore. »
Par ailleurs, la compréhension de l’orale désigne la capacité d’un auditeur de comprendre un message oral émis par son interlocuteur dans une situation de communication, cette compétence est présentée comme une étape fondamentale de la communication et dans l’acquisition d’une langue étrangère, elle est aussi un objectif d’apprentissage qui précède, souvent, la prise de parole. On apprend une langue ainsi qu’un discours dans une situation et non à partir des listes des phrases et des mots, par exemple ; si le but est centré sur une demande, l’apprenant doit être capable de reformuler sa demande convenablement à la situation.
L’auditeur doit avoir des connaissances « linguistique, culturelles, sémantique » pour qu’il ait cette compétence de compréhension, comme il doit être capable de repérer des sons, des mots, des intonations, etc.…, ce sont des éléments qui vont l’aider à reconstruire un sens.
L’HOTE affirme que « apprendre une langue nouvelle, c’est apprendre à parler dans une langue différente de la sienne, mais c’est également apprendre à écouter et à comprendre dans cette nouvelle langue, donc, afin de saisir le sens d’un message oral, l’enfant doit changer complètement son comportement d’écoute car « écouter dans une langue c’est écouter selon un certain rythme », on parle dans ce cas sur l’influence de la langue maternelle sur le comportement de l’apprenant.
En concluant, nous pouvons dire que la maitrise de cette compétence de compréhension nécessite des paramètres relevant de la situation de communication.




Les Stratégies d’écoute en FLE



L'écoute stratégique en langue étrangère
Mettre en oeuvre des stratégies d’écoute (démarches adoptées pour optimiser son écoute et construire du sens) et en proposer une palette
suffisamment diversifiée :
- écoute analytique (écouter un passage court) : des détails à la globalité et à la synthèse pour retrouver par exemple le mot qui dit le sentiment etc.
- écoute synthétique ( écouter un document sonore en entier) : s'interroger sur la totalité pour résumer, donner un titre, qualifier l'énoncé...
- Écoute sélective : repérer des sons, des intonations, des mots, des structures…
- écoute critique : distinguer le vrai du faux, le réel de l'imaginaire, le possible et l'impossible , repérer un intrus...
- écoute perceptive portant sur le signifiant les sons, le ton, l'accent, le rythme , les silences et leurs sens possibles...
- écoute créatrice : utiliser les éléments entendus pour imaginer un avant ou un après en cohérence avec ce qu'on a entendu