samedi 22 décembre 2018

Devenir Professeur de Français FLE


Premiers contacts d’un élève-instituteur francophone avec ses élèves et avec son métier.
L’histoire s’était passée lors de la première décennie du recouvrement de l’indépendance de l’Algérie dans une école d’un des Ksars ensablés et déshérités de la région de Timimoun, située dans le Grand Erg occidental (à 1278 km au Sud-Ouest d’Alger). C’était une oasis enclavée entre des dunes de sable, sans route ni électricité, ni téléphone et … sans aucune trace du pain blanc du boulanger. Ce coin perdu ne connaissait que deux saisons : un bref hiver rigoureux et un été torride, interminable accompagné de siroccos et de tempêtes de vents de sable.
C’était une très belle matinée du mois de septembre. Les rayons du soleil pénétraient déjà par la fenêtre grande ouverte de la chambre mais le jeune instituteur n’arrivait pas encore à se dégager de son matelas posé à même le sol. Il se sentait meurtri physiquement et moralement. Le réveil fut pénible parce que le jeune homme avait passé une nuit cauchemardesque. Bien qu’il fût à son 18° printemps, c’était la première fois qu’il quittait le foyer familial et qu’il se trouvait à des centaines de kilomètres de ses petits frères et soeurs dont il avait la charge. Il était venu la veille trimballant ses bagages, une valise, de la literie et des cartons pleins à craquer, après avoir effectué plusieurs périples et emprunté divers moyens de locomotion. Le trajet était terrible, d’abord, en autocar de la SOTAC sur une chaussée semi-bitumée, ensuite, en camionnette du type Peugeot 404 bâchée sur une piste poussiéreuse et pleine d’ondulations et de nids-de-poule et, enfin, à dos d’âne pour traverser un océan de dunes de sable.
Il avait atterri, tant bien que mal, dans ce ksar désolé après avoir posé mille et une questions à tout-venant pour trouver sa destination. Avant d’atterrir sur cette oasis enclavée, il avait transité par le chef-lieu de la commune où il avait signé son procès-verbal d’installation et récupéré son emploi du temps et les listes des élèves qui lui étaient confiés. Il se voyait chargé d’une classe unique. A l’époque, c’était un phénomène récurrent. Dans les écoles rurales de l’Algérie dite profonde, lorsque les effectifs des élèves étaient assez réduits, on groupait tous les scolarisés dans une seule classe dite classe unique ou classe rurale à deux ou plusieurs niveaux. C’était ainsi que les élèves du cours préparatoire (CP1 et CP2), du cours élémentaire (CE1 et CE2) et du cours moyen (CM1 et CM2) se trouvaient dans un même local et suivaient un même emploi du temps mais avec des programmes et des matières différents. Dans ces conditions particulières, l’enseignant pratiquait les principes de l’enseignement individualisé et de la pédagogie différenciée sans le savoir. Quant aux matières, elles étaient scindées en enseignements de base (langage / élocution, lecture, écriture, rédaction), en connaissances fondamentales (vocabulaire, grammaire, conjugaison, orthographe, calcul mental, calcul écrit, histoire, géographie, leçons de choses, leçons de morale, récitation) et en enseignements d’éveil (dessin, musique, travaux manuels, sport). Toutes les matières étaient dispensées en langue française dans le cadre d’un rythme scolaire dit « semaine des six jours » du lundi à samedi avec un repos d’une demi-journée le mercredi après midi.
Le maître d’école n’avait pas encore préparé son petit déjeuner qu’une cloche sonna. Il se débarbouilla à la hâte, enfila son costume neuf et sa cravate, mit ses chaussures mocassins bien cirées, prit son cartable préparé depuis la veille et fila en direction du lieu où avait retenti la cloche. Il s’attendait à trouver une école avec une cour clôturée et asphaltée, des salles de classe architecturalement bien disposées, un bloc administratif, des sanitaires, une cantine scolaire mais rien ne fut de tout cela. Excepté un drapeau en lambeaux, décoloré par le soleil, flottant sur le fronton d’un mur lézardé, l’école du ksar n’avait rien de particulier par rapport aux habitations construites en Toub qui l’observaient de très loin. Composée d’un seul local vétuste, l’institution ne disposait pas de cour ni de sanitaires ni d’eau courante. Les vieilles bâtisses délabrées des particuliers n’avaient rien à envier au local officiel. Ce dernier grossièrement construit en terre glaise était à moitié enseveli par les sables et exposait outrageusement sa misère de l’extérieur.
Une vingtaine d’enfants attendaient devant la classe-école. Certains chérubins étaient légèrement vêtus, d’autres couverts de haillons et la majorité était mal chaussée ou pieds nus. Il était très difficile de distinguer les filles des garçons. La précarité avait nivelé les classes sociales, les âges et les sexes. En guise de cartables, ils tenaient, soit à la main soit en bandoulière, des sacs de fortune confectionnés de pièces hétéroclites. Dans cette école sinistrée et devant ces petits gavroches aux yeux écarquillés, le jeune maître, tiré à quatre épingles, eut honte de son accoutrement. Un silence de mort régnait. On entrait en classe comme si on allait à un enterrement. A l’intérieur, la salle de classe était dans un piètre état, un local médiocrement exigu avec une atmosphère viciée et empoussiérée, un plafond menaçant ruine, des murs lézardés, des carreaux brisés, de vieilles tables branlantes dont certaines sans dossier, un vieux bureau sur une estrade aux planches disjointes, un tableau noir rugueux et une armoire édentée et chancelante. Le moins que l’on puisse dire du local en question, ce lieu qui ne se prêtait nullement à la mission qu’on lui avait assigné sur le plan de la sécurité, de l’hygiène, de l’aération, de l’éclairage et de l’esthétique. Le baptême du feu du jeune élève-maître allait se passer dans ces circonstances particulières.
Après quelques minutes de silence, l’instituteur se mit debout sur l’estrade devant ses élèves. Il faisait ses premiers pas dans un métier qu’il n’avait pas choisi par vocation et qu’il allait aimer ou haïr en fonction des événements. Son coeur battait très fort, d’une espèce d’excitation qui ne lui était pas coutumière. Prenant son courage à deux mains et en mettant autant de charme et de douceur dans sa voix, il se présenta oralement mais aucune réaction ne se lisait sur les visages de ses auditeurs excepté quelques petits sourires lorsqu’ils entendaient le mot « Abdel… ». L’appel à haute voix des élèves brisa par enchantement la glace. Certains élèves riaient même en entendant leurs nom et prénom prononcés en langue française. Sur ce, on se livrait à un jeu de prise de parole dans lequel chacun des présents était invité à imiter le maître pour dire son nom et prénom convenablement en langue étrangère. Cette activité ludique et instructive avait non seulement détendu l’atmosphère mais aussi établi peu à peu le contact. Le rire et le fou-rire naturels, libres, spontanés et contagieux des enfants franchissaient les murs du local exigu et décloisonnaient les frontières tant physiques que psychologiques. Et chacun des partenaires oubliait qui la précarité ou l’opulence de sa famille, qui son orphelinat ou le divorce de ses parents, qui la laideur ou la beauté des traits de son visage, qui son mal de dents et qui son ventre creux.
Pendant la récréation, les élèves sortaient en plein air, certains se roulaient sur le sable fin et doré et d’autres se mettaient à la queue leu leu devant une fausse septique, entourée d’une murette, aménagée en guise de sanitaires. Les plus pressés d’entre-eux couraient se réfugier derrière les dunes de sable mitoyennes.
La deuxième vacation de la matinée fut consacrée au nettoyage, à l’organisation matérielle, à la décoration de la salle de classe et à la distribution des fournitures scolaires et des livres. Le maître se libéra de sa veste et mit lui aussi la main à la pâte. Tout le monde s’y mettait avec dynamisme et gaieté de coeur. La disposition spatiale des tables scolaires s’était effectuée en fonction des cours pour que les élèves puissent travailler librement et séparément sans se gêner mutuellement. Au fond de la salle, deux ateliers furent
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aménagés avec des tables en surnombre : un coin bibliothèque de la classe qui serait garni de petits livres illustrés de la littérature enfantine que le maître avait apportés dans ses bagages et un coin musée pour recevoir les créations, les recherches et les travaux manuels des enfants tels que les dessins, la poterie, la vannerie, le tissage et les diverses collections d’insectes, de petits cailloux, de petites plantes, etc.
Pour la décoration de la salle de classe, des bagages de l’enseignant, sortaient de grands tableaux de peinture représentant des animaux, des insectes, des papillons, des plantes, des fleurs, de belles plages et des horizons lointains et inimaginables qui avaient laissé les enfants ébahis. Les petits commentaires du maître qui accompagnaient la présentation de chaque tableau furent repris oralement par les élèves, certes, maladroitement mais avec intérêt et plaisir. Et c’était à qui répétait mieux. De temps en temps, quelques mots en langue maternelle s’envolèrent en air mais l’instituteur faisait semblant de ne rien entendre en veillant avec tact et bienveillance à l’application de la méthode directe qui prônait l’enseignement de la langue cible sans recourir à la langue de départ des élèves. Les débuts furent difficiles, certes, et pour les élèves et pour leur maître mais petit à petit un accord tacite s’était établi. Le recours aux différentes techniques explicatives (présentation d’objets, images, dessins, gestes, mimique, création de situations de communication, etc.) avait grandement contribué dans l’établissement de la communication. Les enfants, éprouvant le désir de bien faire et une satisfaction intérieure, faisaient des efforts incommensurables pour baragouiner le français. De petites récompenses symboliques furent promises aux plus méritants.
Les murs lézardés de la salle de classe qui étaient nus et austères tels que ceux d’un hospice du Moyen-âge devinrent gais et attrayants. Quelques espaces muraux ainsi que le mur en face des élèves au-dessus du vieux tableau noir à la peau ratatinée furent réservés à d’autres fins pédagogiques que l’affichage des tableaux notionnels (vocabulaire, grammaire, conjugaison, orthographe, calcul, etc.) viendrait meubler au fur et à mesure de la progression des apprentissages et que l’enseignant renouvellerait périodiquement. La création d’un environnement immédiat motivant et stimulant ou « bain linguistique écrit » en classe s’avérait indispensable. L’affichage en question – qui sortait du cadre de la décoration de la salle – constituait un dispositif pédagogique et un support indéniable non seulement pour la mémoire visuelle des élèves, leur réflexion et leur créativité mais aussi pour provoquer chez eux le besoin d’apprendre la langue étrangère.
La distribution des fournitures et des livres scolaires en fonction des niveaux des élèves était accueillie avec enthousiasme. Ce fut une fête indescriptible. Les petits visages innocents noircis et amaigris par tant de privations rayonnaient d’une joie débordante. Les différents cahiers, en fonction du nombre de leurs pages, recevaient leur couverture uniforme, leur buvard, les nom et prénom de leur destinataire, leur cours correspondant et leur usage (cahier de classe, cahier des compositions, cahier de leçons de …, cahier de rédaction, cahier de récitation, etc.). Ces indications étaient soigneusement transcrites à la plume et à l’encre bleue de Chine par les petits écoliers ou à défaut par le maître, pour certains. Au cours de cette tâche captivante, les élèves nommaient les fournitures et répétaient à haute voix les différentes actions qu’ils entreprenaient. Des manuels scolaires neufs furent remis aux élèves. C’étaient des livres élaborés par l’Institut Pédagogique National d’Alger sous l’égide du Ministère de l’Education. L’IPN se chargeait non seulement de la confection des manuels scolaires mais aussi de la préparation des outils de travail des enseignants tels que les fiches pré-pédagogiques éditées sous forme de fascicules intitulés « livre du maître » par niveaux et par matières. Les travaux de cette institution avaient pour objectif de pallier les carences manifestes de la formation initiale du corps des enseignants-moniteurs, ces pionniers de l’éducation qui avaient été recrutés dans la précipitation après le départ massif des instituteurs français au lendemain de l’indépendance en 1962.
La conception de l’enseignement, héritée du système colonial était fondée sur un enseignement notionnel et normatif faisant appel à deux facultés : la rétention et la restitution. Cette méthodologie préconisait la démarche qui consistait à aller du simple au complexe selon le principe de René Descartes (Discours de la méthode, 1637) qui préconisait l’étude séparée de chaque partie du tout pour bien comprendre l’ensemble. Chaque notion était atomisée et elle s’ajoutait à la précédente dans une étude pointilliste des connaissances. Les programmes étaient élaborés sous forme de listes de notions par matières et chaque liste possédait sa progression interne indépendamment des autres listes. Ce n’était que vaguement que le jeune instituteur entendait parler d’un projet de réforme du système éducatif algérien sous le titre d’ « Ecole fondamentale ». Certains avançaient même que cette nouvelle conception de l’enseignement verrait le jour vers la fin des années 1970.
Dans son école sinistrée, l’élève-maître se trouvait avec les méthodes activités et leur arsenal de procédés et de techniques. L’interactivité maître-élèves et élèves-élèves s’installait progressivement. Au fil des séances, le maître d’école voyait se concrétiser les théories psychologiques et les doctrines pédagogiques que lui avaient enseignées ses professeurs, des coopérants français, à l’Ecole Normale des Instituteurs. Il ne se sentait plus seul dans ce bled désolé. Montaigne, Rousseau, Pestalozzi, Montessori, Decroly, Piaget et Freinet l’accompagnaient et lui montraient le chemin à suivre avec ses élèves dans cette école prise entre les griffes d’un océan de dunes de sable.
Dehors, un vieil homme, venant de nulle part, portant une gandoura et un turban blancs faisait tinter la cloche. Sur ordre de leur maître, les élèves rangeaient leurs affaires et quittaient la classe avec peine. On dirait que les petits mômes n’avaient plus envie de rentrer chez eux. Mais notre jeune instituteur avait une autre tâche à effectuer, c’était la préparation de son déjeuner.







La Grammaire Générative Transformationnelle


Module : Pratique systématique de la langue 
Titre : Syntaxe « La Grammaire Générative Transformationnelle (GGT)».

I- Les structures de base (phrase-noyau) :
La phrase de base est : - déclarative (n’est pas interrogative)
- affirmative (n’est pas négative)
- active (n’est pas passive)
1- SN + V (verbe intransitif) : Syntagme Nominal + Verbe intransitif (Ex : L’étudiant court.)
SN peut être :
- un pronom
- un nom propre
- un déterminant + nom commun
- un déterminant + nom commun + adjectif qualificatif épithète
- un déterminant + nom commun + complément du nom
- un déterminant + nom commun + proposition relative
- un verbe à l’infinitif
- une proposition (sujet + verbe : une proposition sujet ou une proposition complétive)

2- SN1 + V + SN2 (COD) (verbe transitif direct)
Ex : L’étudiant révise ses cours.
3- SN + V + SP (COI) : syntagme prépositionnel (verbe transitif indirect)
Ex : Il pense à son avenir.
4- SN1 + V + SN2 (COD) + SP (COI) (verbe transitif direct et indirect)
Ex : Il offre une fleur à son épouse.
SN + V + SP1(COI) + SP2 (COI)
Ex : Il parle de ses difficultés à son patron.
5- SN + Copule + SA (syntagme adjectival) ou SN (syntagme nominal) ou SP (syntagme prépositionnel)
Copule = verbes d’état (être, sembler, rester, devenir, demeurer, paraître, avoir l’air)
Ex : - Cet enfant est sage. – Il deviendra un professeur. - Le ciel est au-dessus de nos têtes.
6- Phrase à présentatif
Les présentatifs = Voici …, Voilà …, C’est …. , Il y a ….
7- Phrase impersonnelle (Il faut… , Il est nécessaire …, Il pleut.)
8- Phrase nominale (Ex : - Le fils du pauvre. - Mardi 09 février 2016. – Heureusement !)

II- Les transformations de la phrase :
Les différentes transformations qu’on peut opérer sur une phrase de base :
1- La transformation négative
2- La transformation interrogative
3- La transformation passive (la passivation)
4- La transformation emphatique (le fait de mettre en évidence un élément de la phrase)
a)- Par gallicisme : avec emploi de « C’est … qui » / « Ce sont … qui »
« C’est … que » / « Ce sont … que »
b)- Par reprise (du nom par un pronom)
L’enfant, je l’ai vu.
Quant à votre enfant, il est en bonne santé.
5- La transformation impérative
6- La transformation par pronominalisation (du SN/COD ou du SP/COI)
7- La transformation par effacement
Ex : Omar est très intelligent, et Ali aussi.
Ali est très intelligent.

III- Les enrichissements de la phrase :
Ce sont des mots, des expressions ou des propositions qu’on ajoute pour enrichir un syntagme de la phrase ou pour enrichir toute la phrase.
1- Les expansions du nom (ou les modificateurs)
a)- L’adjectif qualificatif épithète
b)- Le complément du nom
c)- La proposition subordonnée relative
d)- L’apposition
2- Les adverbes (adverbes de circonstances, adverbes d’opinion)
3- Les groupes circonstanciels (les 15 groupes circonstanciels de la phrase simple)
4- Les propositions circonstancielles (les 07 propositions de la phrase complexe)
5- Les propositions participiales (participe présent, participe passé).



Curriculum et programme


Titre : Curriculum et programme.

Préambule
Nous commençons d’abord par situer le contenu de notre intervention dans les champs d’investigation de la didactique. Robert Galisson et Daniel Coste (Dictionnaire de Didactiques des Langues, 1976) arrêtent quatre niveaux dans ces champs qu’ils classent du supérieur à l’inférieur : au sommet, les théories scientifiques de référence ; à un étage au-dessous, les méthodologies et les conceptions méthodologiques ; ensuite les curricula, les programmes, les méthodes et la conception des outils didactiques tels que les manuels, les batteries d’exercices de langue, etc. et enfin au bas de l’échelle se trouvent les pratiques de la classe, les techniques, les procédés, les stratégies d’enseignement / apprentissage, etc.

1- Présentation des documents officiels de référence :
Les textes officiels qui régissent le système éducatif algérien sont les suivants :
1.1- La loi du 23 janvier 2008, portant loi d’orientation sur l’éducation nationale qui détermine entre autres :
- Les finalités de l’éducation nationale (conformément aux valeurs nationales et universelles)
- Les missions de l’école (instruction, socialisation et qualification)
- Les principes fondamentaux de l’éducation
- La communauté éducative
- L’organisation de la scolarité
1.2- Le Référentiel Général des programmes de juillet 2008 qui explicite entre autres :
- Les choix méthodologiques tels que : l’approche par compétences, la pédagogie du projet, la pédagogie de l’intégration, l’évaluation des compétences
- Les paradigmes adoptés : l’optique constructiviste, l’optique socioconstructiviste
- Les compétences disciplinaires et les compétences transversales à installer
1.3- Le Guide Méthodologique d’élaboration des Programmes, juin 2009.
1.4- Les programmes de français des différents niveaux et cycles.
1.5- Les documents d’accompagnement qui explicitent les programmes par niveau et par cycle.

2- Définitions :
2.1- Curriculum :
Le curriculum définit « l’ensemble du parcours d’apprentissage prévu pour l’élève ». Il est beaucoup plus large que le programme. Le curriculum comporte :
- Les finalités de l’enseignement
- Les compétences à installer
- Les rythmes scolaires et les horaires
- Le programme scolaire
- Les méthodes d’enseignement
- Le dispositif d’évaluation
2.2- Programme scolaire :
Le programme ne constitue qu’un élément du curriculum. Il présente :
- Les buts d’enseignement de la discipline (dans tel niveau)
- Le profil d’entrée et le profil de sortie à l’issue de tel enseignement (dans tel niveau)
- Les compétences, les objectifs d’apprentissage et les activités de la discipline (dans tel niveau)
- Les contenus de la discipline (thèmes, modèles discursifs, supports textuels, points de langue, …) dans tel niveau.
- Le dispositif d’évaluation des compétences.








Conception d’une épreuve de français

Titre : Conception d’une épreuve de français.
Référence : Guide d’élaboration d’une épreuve de français 

I- STRUCTURE DE L’EPREUVE :
L’épreuve de français consiste en l’étude d’un texte en relation avec le programme.
Elle comprend 02 parties :
1- Compréhension du texte :
Des questions testant les capacités de compréhension linguistique et sémantique.
2- Production écrite :
Au choix :
- une production libre ou semi guidée : développer une idée, exposer un point de vue, retraiter un aspect de la problématique du texte.
- une technique d’expression : un compte rendu objectif, critique ou une synthèse (un résumé).

II- LES OUTILS DE L’EPREUVE :
A – Le texte support :
1- Le choix du texte :
Le texte sera à dominante expositive, argumentative ou narrative respectant ainsi les pratiques discursives et les intentions communicatives énoncées dans les programmes officiels :
- Exposer des faits
- Argumenter
- Dialoguer
- Raconter
Les contenus thématiques en relation avec les thèmes inscrits dans le programme :
- L’homme contemporain
- Les défis du 3ème millénaire
- La mondialisation des échanges
- La solidarité
- La justice
- Les droits de l’homme
- Les ONG
- Réflexions sur les arts : théâtre, cinéma, musique peinture.

2- Les caractéristiques du texte :
a)- Le corpus d’étude doit être un texte long (300 à 400 mots) ou d’un groupement de 2 ou 3 textes courts (150 à 200 mots), en relation avec les objets d’étude et les thèmes retenus dans les programmes officiels.
b)- Le texte doit former un tout relativement clos et respecter les règles de la cohérence textuelle. Il faudra donc veiller à ce que les éventuelles coupures (qui doivent être clairement indiquées) ne nuisent pas à la cohérence d’ensemble.
c)- Quel que soit le document d’où il est extrait, les références complètes aux normes internationales de ce document doivent être mentionnées au bas du texte (auteur, titre, date de parution, maison d’édition, etc.)
d)- Les textes seront tirés d’ouvrages ou d’articles journalistiques ne s’adressant pas à un public spécialisé. Leur thématique aura trait aux grands faits d’actualité, aux faits sociaux majeurs de notre époque ou aux grands problèmes qui se posent à l’humanité.

B- Le questionnaire :
1- La compréhension de l’écrit :
L’objectif des questions de compréhension étant d’évaluer les capacités de compréhension d’un texte écrit, le choix et la formulation de ces questions devront éviter de poser des problèmes d’expression à l’élève. L’élève doit être évalué sur ce qu’il a effectivement compris et non sur la manière dont il l’a exprimé.
Les questions doivent « balayer » le texte et porter sur les éléments les plus significatifs, c’est-à dire ceux qui favorisent la construction du sens. On proposera donc des activités d’identification (établissement de champs, de séries), de classement (à partir de grilles ou de rubriques proposées), de mise en relation (appariement d’éléments épars dans le texte).
La vérification de la compréhension de certains éléments clefs (structure, expression, mot) se fera par l’utilisation de questions à choix multiples ou de questions semi-ouvertes.
Enfin, il est prévu de tester les différentes capacités : la connaissance, la compréhension, l’analyse, la synthèse et le jugement (évaluation).

Quelques exemples de verbes opératoires :
a)- La connaissance / La compréhension :
Repérer, Identifier, Reconnaître, Sélectionner un ou des éléments d’information déjà contenus dans le texte écrit.
b)- L’analyse : Inférer, Déduire, Prédire, Interpréter ou Extrapoler les informations contenues explicitement en fonction d’un contexte
c)- La synthèse :
Regrouper, Réorganiser, Reconstituer, Classifier ou Associer diverses informations contenues explicitement dans le texte.
d)- Le jugement :
Comparer, Distinguer des informations en vue de Relever des ressemblances et des différences contenues dans le texte.
Quelques exemples de consignes comme illustrations :
- Relever des informations dans un texte.
- Identifier des personnages en fonction d’indices relevés dans le texte.
- Caractériser un personnage à partir d’indices.
- Identifier un champ lexical.
- Identifier une figure de style (métaphore, comparaison…).
- Identifier des arguments ou des exemples dans un texte.
- Expliquer une expression (associer un mot à sa définition).
- Mettre en relation des éléments du texte (cause à effet, opposition…).
- Trouver un plan ou un titre au texte.
- Identifier un point de vue dans un texte.
- Compléter un tableau ou un texte lacunaire.
- Identifier des éléments du système d’énonciation dans un texte.

Observation : On ne doit pas perdre de vue que les questions de compréhension doivent porter sur les éléments-clefs du texte afin de préparer l’élève à la production écrite.
2- La production écrite :
La production écrite évalue le degré de maîtrise de l’objectif terminal d’intégration (OTI) : aptitude à rendre compte, à synthétiser l’information, à développer des idées, un point de vue, etc. dans une langue correcte, de manière personnelle, cohérente et pertinente.
L’élève a le choix entre deux sujets:
- Une technique d’expression (compte rendu objectif ou critique, synthèse de documents).
- Une production libre ou semi-libre qui sera liée au texte support.
Exemples de production semi-libre :
- compléter un dialogue,
- défendre une position différente de celle de l’auteur en s’appuyant sur les éléments donnés dans la consigne,
- transposer du discours direct au discours indirect ou inversement,
- imaginer une situation initiale ou finale à une série d’événements,
- proposer une série d’éléments et demander de les utiliser pour en faire un récit, un texte argumentatif, descriptif, etc.

Remarques :
- Le compte rendu et la synthèse de textes doivent reprendre l’information essentielle du (ou des) texte (s) en respectant la forme canonique de la technique d’expression choisie.
- Le sujet de la production écrite libre est un sujet de réflexion et/ou d’imagination qui est rédigé sous forme de situation d’intégration.
- Tenir compte de la communicabilité du texte produit par le candidat quelle que soit sa maîtrise du code linguistique.

vendredi 21 décembre 2018

les méthodologies de l’enseignement des langues étrangères


les méthodologies de l’enseignement des langues étrangères
1- La méthodologie naturelle :
- C’est la plus ancienne des méthodes et celle qui est encore la plus pratiquée en dehors des salles de classe.
- Elle vise à reproduire, aussi naturellement que possible (sans techniques et sans procédés), certaines des conditions par lesquelles on acquiert (enfant ou adulte) une langue au contact de ceux qui la parlent.
- Pas de progression, pas d’explications grammaticales, pas de traduction, un « authentique bain linguistique ».
- Elle se fonde sur le constat, empirique, que deux êtres humains (enfants ou adultes) ne partageant pas la même langue peuvent, dans certaines situations d’échange (en particulier, de face-à-face) communiquer de manière relativement efficace.

2- La méthodologie dite Grammaire-traduction ou Lecture-traduction : 
- Dite souvent méthode traditionnelle fondée sur la traduction mot-à-mot et sur les équivalences lexicales entre langues.
- Principe de base : le maître énonce et éventuellement explique en Langue 1 (apprentissage des règles et des équivalences inter-linguales).
- Son objectif ultime : non développer une réelle compétence en Langue 2, tant à l’oral qu’à l’écrit, mais de former l’esprit de l’élève par une réflexion méthodique sur sa langue et sur celle qu’il apprend.

3- La méthodologie directe : 
- Sa principale originalité : utilisation de la seule L2 en s’interdisant d’avoir recours à L1 (enseigner directement L2 en s’appuyant dans un premier temps sur les gestes, les mimiques, les dessins, les images, l’environnement immédiat de la classe et puis progressivement au moyen de L2 elle-même). - Elle sollicite, plus que les précédentes, l’oreille, la vue, les mouvements corporels, les interactions entre enseignant – enseignés et elle implique le vécu scolaire immédiat des élèves.
- C’est une méthode orale qui se veut active, imitative, répétitive, interrogative et intuitive.
- La progression d’enseignement : c’est moins l’échelonnement et la répartition, leçon après leçon du vocabulaire et de la morpho-syntaxe de L2 que la réutilisation constante de ce qui est appris pour apprendre du nouveau, par effet « boule de neige ».

4- La méthodologie audio-orale : 
- D’origine nord-américaine, elle était moins nouvelle par ses procédés que par l’appareillage qu’elle utilisait. Appareillage emprunté à :
A- la linguistique structurale : les exercices structuraux,
B- la psychologie behavioriste : enseignement intensif,
C- la technologie : le magnétophone, le laboratoire de langue, …
- Il s’agissait surtout d’enseigner à comprendre et à parler en L2 puis à lire et à écrire : développer les quatre habilités « skills » dans cet ordre en commençant par les aspects oraux.

5- La méthodologie audio-visuelle : 
- C’est une méthode situationnelle : présentation de la parole étrangère en situation (un environnement fictif, simulé audio-visuellement).
- Recours aux images qui ne servent pas seulement à visualiser les réalités auxquelles renvoient les répliques du dialogue mais aussi à restituer une partie des circonstances (spatio-temporelles, psychologiques, interactionnelles) dans lesquelles elles peuvent être échangées.
- Présentation des usages de la parole étrangère dialoguée, en s’appuyant sur les interactions des personnages, sur leurs gestes et mimiques, sur les éléments du décor, etc.
- Priorité accordée à la langue parlée, présentée au moyen de dialogues élaborés en fonction d’une progression décidée à l’avance. Ces dialogues (sous forme de saynètes) servent à introduire progressivement le lexique et la morpho-syntaxe de L2.
- Utilisation des auxiliaires audio-visuels (diapositives, cinéma, télévision, micro-ordinateur, …)

6- Les approches communicatives : 
- Elle s’est développée depuis le début des années 1970 en réaction contre la M.A.O et la M.A.V.
- Elle est connue sous les noms de :
A- méthode cognitive,
B- méthode fonctionnelle ou notionnelle-fonctionnelle,
C- méthode communicative,
D- méthode interactionnelle.
- On réhabilite les explications grammaticales parce qu’on considère que tout apprentissage met en jeu des processus cognitifs et que l’apprenant doit exercer un contrôle réflexif sur ce qu’il apprend. - On cherche à présenter une L2 plus proche de celle utilisée par les natifs, plus « authentique ».
- On part d’une analyse des besoins langagiers des apprenants pour décider du contenu du cours.
- Elle vise l’installation et le développement d’une compétence communicative.







Comment rédiger une introduction et une conclusion ?


L’introduction :
Une introduction se divise en trois grandes parties que tu dois impérativement respecter. Elle renseigne le lecteur sur ce qu’il va lire. Elle doit susciter l’intérêt du lecteur pour ton travail.  Elle doit être rédigée après le développement même si cela te semble illogique.

1)    Sujet amené :
Les premières lignes de l’introduction présentent le sujet dans un contexte général. Elles permettent au lecteur de se faire une idée du thème que tu as choisi d’aborder.

2)    Sujet posé :
Cette partie de l’introduction informe le lecteur sur la manière dont tu as choisis de traiter le sujet. Elle précise ton sujet en répondant aux questions suivantes
-       Qui ? (est concerné)
-       Quoi ? (le sujet et l’angle choisi)
-       Où ? (le lieu géographique où l’action se passe)

3)    Sujet divisé :
Tu annonces les différentes parties de ton développement. Les verbes sont conjugués au présent ou au futur.

Exemple d’introduction :
L'évolution rapide des Technologies de l'Information et des Télécommunications (TIC) depuis les années 1990 touche le monde du travail de plein fouet. Au Québec, l'évolution des TIC a déjà provoqué des changements majeurs au niveau des emplois. Nous avons choisi d’analyser l'évolution des TIC dans la profession et le travail du météorologue parce qu'il s'agit là de notre choix de carrière. Après avoir décrit le contexte technologique, nous analyserons les effets actuels et futurs de l'évolution des TIC sur la culture et la société et ensuite, son impact sur l'emploi. La première partie sera consacrée à la présentation de.... Suivra, en second lieu, ..... Dans la troisième partie, nous exposerons ...

La conclusion :
Elle comprend deux éléments importants :
1)    Rappel de l’idée directrice : Tu reprends en une ou deux lignes grand maximum l’idée directrice de ton développement.
2)    Ouverture de ton sujet sous forme de question ou évocation de pistes de recherches futures.




Comment apprendre à vos élèves à réaliser une production écrite



Comment apprendre à vos élèves  à réaliser une production écrite:
D’abord il faut que l’enseignant maîtrise  les structures l’organisation et les indices des types de  textes (informatifs, narratifs explicatifs et argumentatifs)
Il doit les inculquer à ses apprenants  via les différentes lectures , surtout la compréhension de l’écrit
Je commence  par le texte narratif pour donner une idée qui j’espère vous sera utile
Lors  du déroulement de la 1ère séquence , se concentrer sur l’étude de la situation initiale avec tous ses indices (la formule d’ouverture , les indicateurs de temps , le choix des personnages et le lieu…..)  , ces indices , on les  soulignes dans les textes supports de lecture , on les étudie et on les enrichit dans les activités de langue .demander aux apprenants de les apprendre par cœur  et de les écrire correctement
Durant l’activité de préparation de  l’écrit, on présente un modèle de situation initiale  et on demande aux enfants de produire  trois ou quatre situations selon le modèle donné pour enfin recopier sur le cahier les meilleures productions……….
Enfin durant l »activité de production de l’écrit, il faut se contenter de demander aux apprenants de produire   des situations initiales.
2ème séquence , il faut  se concentrer sur le déroulement des évènements  avec les mêmes démarches        
3ème  séquence, on apprend aux enfants comment  clôturer le conte –la situation finale  en procédant de la même démarche qu’en 1ère séquence.
A la fin du projet , demander aux élèves d’intégrer leurs acquis dans une production personnelle pour réaliser un petit conte (texte narratif)
Pour le projet  on demande aux apprenants de concevoir  un petit livret  qui contient  un conte avec des images ou des illustrations
NB : il faut aussi  enrichir le vocabulaire des apprenants  vocabulaire ‘(relatif  au conte) durant le déroulement de chaque séquence  (synonymie mots nouveaux, vocabulaire du merveilleux , les animaux  etc….)